Addiction aux hallucinogènes,
LSD et champignons
Ce que propose la Fondation Phénix
A l’arrivée des patients, une évaluation est faite avec un test d’urine rapide. Cette évaluation permet de décider de la suite de la prise en charge (ambulatoire ou hospitalière).
En cas d’intoxication, il est conseillé d’isoler la personne dans un endroit calme, rassurant et de l’accompagner.
Si des symptômes psychotiques se manifestent, la prescription d’un neuroleptique sédatif est indiquée. En effet, l’intoxication aigüe peut entraîner des états d’agitation, de comportements violents, de l’euphorie, des hallucinations et des troubles tels que désorientation, incoordination motrice, convulsions, dysfonctionnements cardio-vasculaires et hyperthermie.
Le traitement consiste à obtenir l’abstinence totale.
Un traitement individuel et/ou familial peut être envisagé.
La thérapie s’applique aux adolescents et aux adultes.
Un accompagnement psychothérapeutique peut mener à une prise de conscience pour diminuer le risque de consommation d’hallucinogènes. Il est très important d’informer ces personnes ainsi que leur entourage des effets des hallucinogènes.
En cas de consommation répétitive, un travail psychothérapeutique sur la conduite addictive est nécessaire.
Définition, risques et effets
Les hallucinogènes sont des substances pouvant induire une modification de la perception et pouvant provoquer des hallucinations : la personne qui consomme des hallucinogènes peut voir ou entendre des choses qui n’existent pas en réalité. Les hallucinogènes peuvent déclencher des maladies psychiatriques, plus particulièrement chez les personnes psychiquement fragiles ou ayant des maladies psychiques latentes.
Les substances hallucinogènes sont notamment :
- le LSD (acide lysergique : produit de synthèse obtenu à partir de l’ergot de seigle) ;
- la psylocibine (champignon hallucinogène) ;
- la mescaline (issue du cactus peyotl) ;
- l’amanite tue-mouche ;
- la datura ;
- la phencyclidine ou PCP ;
- ….
Addiction Suisse offre une description complète sur son site internet.
L’université de Genève propose également un descriptif détaillé.