Fondation Phenix

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Addiction au tabac

Ce que propose la Fondation Phénix

S’arrêter seul ?

On ne peut pas toujours tout faire seul, et il faut parfois savoir demander et accepter une aide professionnelle pour mener à terme son désir d’arrêter de fumer.

Dans cette optique, la Fondation Phénix propose un premier entretien avec un médecin afin d’évaluer la dépendance au tabac et les moyens à utiliser pour cesser de fumer.

Les aides possibles sont diverses et complémentaires

Si vous craignez de manquer de volonté, une approche motivationnelle, qui permet de clarifier les conséquences de la consommation, d’évaluer ses avantages et ses inconvénients, peut vous aider à augmenter votre volonté et votre désir d’arrêter de fumer.

Si vous redoutez l’inconfort du sevrage, certains médicaments vous seront proposés afin de diminuer votre besoin de fumer. Les substituts de nicotine, notamment, en favorisant la désaccoutumance au tabac aident à atténuer les effets inconfortables du sevrage.

Si vous vous sentez anxieux ou déprimé avec l’arrêt du tabac, une psychothérapie de soutien pourra vous apporter une aide appréciable.

Si vous craignez de prendre du poids, des conseils diététiques ainsi que diverses stratégies vous seront proposés afin de contrer la prise de poids due à l’arrêt de la fumée.

Si vous désirez participer à un groupe de fumeurs, vous pourrez le faire et ainsi partager votre expérience et vous enrichir de celles des autres.

L’auriculothérapie (technique qui consiste à utiliser le pavillon de l’oreille à des fins thérapeutiques par des stimulations de points ou zones réflexes) ainsi que l’hypnose peuvent aussi vous être proposées.

Peut-on vraiment réussir à s’arrêter de fumer du premier coup ?

Si la majorité des fumeurs sont convaincus des conséquences nocives du tabac, l’addiction est si puissante que le sevrage est souvent difficile. Ainsi les tentatives d’arrêt sont souvent suivies de rechutes. Celles-ci ne doivent pas être dramatisées, ni conduire à abandonner tout projet d’arrêt. Au contraire, il convient plutôt de considérer chaque tentative comme une expérience utile rapprochant de l’abstinence. Il faut rappeler en effet que les fumeurs ont besoin en moyenne de 4 tentatives de sevrage sérieuses avant d’arrêter définitivement.

Alors, arrêter de fumer, mais pour quels bénéfices ?

Si les bénéfices de l’arrêt du tabac sont nombreux (économies d’argent ; se libérer d’une dépendance ; etc), les plus importants concernent notre santé, notre qualité et espérance de vie. Rappelons, pour conclure, ce qu’ont écrit les médecins Humair et Cornuz (2005) :

« Arrêter de fumer réduit significativement les risques de décès prématurés ou d’atteinte à la santé, quel que soit l’âge de l’arrêt ou qu’il y ait ou non une maladie liée au tabac. Cependant le bénéfice est d’autant plus grand que l’arrêt est précoce et qu’il n’y a pas d’atteinte à la santé. Par conséquent, les 2 adages le plus tôt c’est le mieux et mieux vaut tard que jamais sont tous deux vrais pour l’arrêt du tabac. »

Définition, risques et effets

Le tabagisme en Suisse est un problème majeur de santé publique. Quand on sait que la fumée de cigarette contient plus de 4’000 substances chimiques, dont la majorité a des effets toxiques, on ne s’étonnera guère des efforts de prévention entrepris ces dernières années afin de tenter de diminuer le nombre de fumeurs. Mais avec une population de fumeurs estimée à près de 30%, le tabac reste aujourd’hui encore la première cause de décès évitables dans notre société : 15% de la mortalité et un cancer sur 4 lui sont imputables.

Fumer n’est pas un libre choix d’adulte

Contrairement à ce que prétend l’industrie du tabac, et même beaucoup de consommateurs, fumer n’est pas un libre choix d’adulte. La plupart des fumeurs commence à consommer le tabac à l’adolescence, à l’âge où l’on se sent invulnérable, tout-puissant, certain que l’on pourra s’arrêter quand on le voudra, et persuadé de ne pas en devenir dépendant. Or la nicotine, à l’instar de la cocaïne et de l’héroïne, est un produit extrêmement addictif que très peu de gens peuvent consommer de façon modérée. La nicotine agit en effet sur le système dopaminergique de notre cerveau, dans ce qu’on appelle le « centre de la récompense », provoquant une sensation stimulante. La tolérance s’installant très vite, il faut continuer à fumer pour ne pas ressentir le manque et c’est la raison pour laquelle chaque nouvelle cigarette est perçue par le fumeur comme une détente. Le sevrage du tabac est donc très difficile une fois la dépendance installée.

Par conséquent, il serait plus juste et plus conforme à la réalité de dire que le tabac, c’est commencer à fumer à l’adolescence … et passer sa vie d’adulte à essayer d’arrêter !

Addiction Suisse offre une description complète sur son site internet.

L’université de Genève propose également un descriptif détaillé.

Les conséquences sur la santé

Les conséquences sur la santé sont multiples. D’une part elles sont dues à la nicotine, d’autre part aux produits de la combustion du tabac comme le monoxyde de carbone et les goudrons.

La nicotine

Si elle n’a pas vraiment de toxicité sur l’organisme, la nicotine est directement responsable de la dépendance au tabac. Son effet sur la dopamine (neurotransmetteur agissant comme antidépresseur et anxiolytique naturel du cerveau) est puissant mais de courte durée et le fumeur ressent vite un manque qui l’incite à refumer. Ce manque est à la fois psychique et physique. Il s’ajoute un effet d’habitude, de rituels où certains contextes deviennent associés au tabac et accentuent le désir de fumer. Par ailleurs, la tolérance à la nicotine augmente rapidement ce qui a pour conséquence de devoir augmenter la consommation pour ressentir le même effet.

Signalons aussi la combinaison nocive entre les effets anxiolytiques de l’alcool et ceux, stimulants, de la nicotine, qui fait que la consommation de l’un stimule la consommation de l’autre. Notons enfin que la nicotine augmente le rythme cardiaque et la pression sanguine.

Les goudrons et le monoxyde de carbone

Ce sont eux qui sont les principaux facteurs nocifs de la consommation de tabac. Leurs effets sont aussi nombreux que désastreux pour la santé : maladies cardio-vasculaires (détérioration des artères, risque d’infarctus du myocarde), cancers (cavité buccale, pharynx, larynx, œsophage, poumons et bronches, pancréas, rein, vessie), autres maladies broncho-pulmonaires pour les plus importants. De plus les conséquences sur la santé du tabagisme passif (famille, collègues des fumeurs) sont aujourd’hui scientifiquement démontrées.

Fumer ne va pas sans risque

Il convient de ne pas oublier que les implications du tabagisme sur la santé sont considérables. Ainsi fumer augmente de :

  • 5 fois le risque d’affections coronariennes ;
  • 15 fois le risque de cancer du poumon ;
  • 20 fois le risque de cancer du larynx ;
  • 30 fois le risque de bronchite et d’insuffisance respiratoire chroniques.

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